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Le village de VAUX (lès Mouzon depuis le 19ème siècle), contrairement à son appellation, est situé depuis le 17ème siècle sur un éperon, alors qu'à son origine il se trouvait, selon la tradition, dans un vallon à 500 mètres de son emplacement actuel. Il aurait été détruit par le feu durant les guerres franco-espagnoles qui opposaient Louis XIII de France et Philippe II d'Espagne.
Il appartenait, au temporel, depuis l'époque romaine à la Première Belgique, il entra ensuite dans le Conté de Chiny (de nos jours en Belgique), puis dans le Duché de Luxembourg, c'est à dire en terre d'Empire (Saint Empire Romain Germanique), et au spirituel à l'archevéché de Trèves. Durant le Moyen-âge, le village, ainsi que ceux d'Euilly et de Tétaigne, avaient pour seigneurs le Comte de Chiny et l'abbé de Mouzon. Ils étaient donc en indivision avec un statut spécial entre le royaume de France et l'Empire Romain Germanique (situation semblable à celle de la principauté d'Andorre aujourd'hui). Ce ne fut que lors du Traité des Pyrénées (1659), que le Roi de France se considéra comme seul seigneur du lieu. Cependant, il y eut contestation jusqu'à la Révolution: pour preuve cet obligation rappelée par le procureur du roi à Mouzon aux curés de Vaux, Euilly et Tétaigne de chanter les dimanches et fêtes, à la messe et aux vêpres le "Domine Salvum fac Regem", qu'ils avaient peut-être tendance à oublier (étant incardinés à Trèves).

Depuis, il appartient au Département des Ardennes qui compte 463 communes.

Perché sur les Côtes de Meuse, entre Meuse et Chiers - cette dernière venant du Grand-Duché de Luxembourg et de Belgique était connue pour ses industries métallurgiques (Aciéries de Longwy, Haut-Fourneaux de la Chiers, de Wendel et Cie, etc... maintenant disparues) - ce petit village apparaît comme un beau site pour carte-postale.

Le territoire communal, d'une surface de 764 hectares, est composé d'environ 140 hectares de forêts dont 72 hectares de bois communaux.
Le reste du territoire est surtout couvert de pâturages naturels et de quelques cultures de colza, maïs fourrager...

Le village est de type lorrain, "village rue" et ne possède que rarement d'écarts (pas de mitage). Pourtant un écart "Sart" situé dans une clairière (comme son nom l'indique) est un ancien château de défense, qui fut rattaché à la commune de Vaux au XIXème siècle. Un deuxième a été construit après la dernière guerre dans la prairie près de Carignan, dénommé "La Rosière".

Le relief est également de type lorrain : paysage de collines coupées de vallées et de nombreux ruisseaux, et non pas ardennais malgré son appartenance à ce département. Contrairement à l'Ardenne toute proche, beaucoup plus accidentée et constituée de schiste ardoisier, le sol est ici calcaire.
L'altitude de la commune au niveau de la vallée de la rivière de Chiers est d'environ 150 mètres, celui du village de 250 mètres et celui du plateau de 350 mètres.

La population compte à peu près 90 habitants. Après une baisse constante depuis la Révolution (100 feux à cette époque), qui a perdurée durant tout le 20ème siècle, une remontée a été constatée depuis l'an 2000, due à l'arrivée de personnes quittant la ville (la plupart Sedanais) pour la campagne. Les agriculteurs en nette diminution depuis une cinquante d'années sont remplacés par des ouvriers ou employés travaillant en ville, notamment des retraités et des Belges, qui en rénovant de vieilles bâtisses souvent en ruines, ont atténué la désertification des villages ruraux. Malheureusement le principal problème reste aujourd'hui la pérénité des services publics.

A cause des deux dernières guerres, le village a beaucoup souffert. Celles-ci ont contribué à la baisse démographique. En effet, de nombreux habitants ont émigré vers des régions plus favorisées et beaucoup d'entre eux ne sont jamais revenus. La commune à reçu après la première guerre mondiale la Croix de Guerre avec palme.

L'école à classe unique a été fermée en 1982. Depuis, les enfants de l'enseignement maternel et primaire vont en classe à Carignan à  4 kilomètres. Le transport se fait par cars entièrement à la charge du département. Le collège est également fixé depuis 2010 à Carignan.   Les étudiants quant à eux, se déplacent jusqu'aux lycées de Sedan ou Charleville-Mézières, voire même fréquemment des établissements privés en Belgique toute proche.

Une église devait exister vers 1600: les prêtres à Vaux ont le titre de curé depuis. Peut-être est-ce le corp central dont les murs de la partie sud-est sont plus épais (pour supporter un clocher?) et comporte des issues de chaque côté qui ont été bouchées (probablement après l'ouverture actuelle sous la tour).
Reconstruite (ou agrandie) en 1760 (choeur?)elle est placée sous le vocable de Saint-Sébastien et a été consacrée le 24 août 1763 par Mgr. Nicolas de Honheim, évêque auxiliaire de Trèves.
Le clocher tour actuel a été ajouté en 1855, après le déplacement du cimetière. L'ensemble n'a pas de caractère particulier. Elle est encore en cours de renovation, nous espérons la fin des travaux avant 2012. Une cérémonie a eu lieu lesamedi 5 octobre, présidée par Mgr Labille et concélébrée avec E. Dion (responsable du secteur de Sedan-Yvoisl) Maxime Fillionancien curé de Mouzon) et FRançois Pinon (curé de la paroisse de sSt Géry en Yvois). à l'occasion du 250ème anniverssaire de sa concécration, de la récupération d'une statue bois polycheome, classée., volée vers 1950, et fin des important travaux réalisés ces dernières années.

Par contre sur la place de la mairie on peut admirer deux magnifiques tilleuls, rescapés parmi les six qui furent plantés (selon la tradition par Sully ? peut être en l'honneur du rétablissement de la paix civile et religieuse amenée par Henry IV en 1598, par la paix de Vervins ?).

En outre, le bas du village possède un traditionnel lavoir (fontaine) et abreuvoir (bac) restaurés il y a peu de temps.
 

Claude GAILLARD
05/10/07